[Un temps pour vivre, un temps pour mourir | Remarque Erich Maria]
Ernst Gräber combat depuis deux longues années, sans répit, passant d'un front à l'autre. Son seul espoir, bien faible à cause de multiples annulations passées, c'est d'obtenir la signature de sa permission.
Alors qu'il est dans la neige du front russe, le miracle se produit enfin et il peut retourner en Allemagne, revoir ses parents qu'il n'a pas prévenu pour leur éviter une énième désillusion.
Il est d'abord surpris que le train s'arrête dans une gare temporaire, aux abords de sa ville que les rails contournent. Peut à peu, alors qu'il en traverse les faubourgs et se dirige vers le centre ville où ses parents habitent, il découvre les premières décombres suites aux bombardements alliés...
Le livre retrace ses trois semaines de permissions, entre désillusions, peurs diverses, rencontre amoureuse et l'implacable pression exercée par le régime et la Gestapo sur la population civile.
Ernst, soldat au repos, peu enfin donner libre cours à sa conscience et se demander quelle part de responsabilité il doit assumer dans ces horreurs. Ses questions il pourra les poser (ou pas) à des amis retrouvés ou des inconnus en qui il aura confiance.
L'un des meileurs romans de cet auteur.
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