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[L'amour et les forêts | Eric Reinhardt]
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BlueSyrinx



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 05 Nov 2013
Messages: 266
Localisation: Paris
Âge: 30 Poissons


Posté: Sam 11 Oct 2014 19:19
MessageSujet du message: [L'amour et les forêts | Eric Reinhardt]
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L'amour et les forêts est le récit que livre Eric Reinhardt, qui partage avec nous sa rencontre avec Bénédicte Ombredanne, une femme qui lui a écrit pour lui faire part de ses réactions à son oeuvre, et qu'il a rencontrée à plusieurs reprises, avant qu'elle ne lui livre sa propre histoire.
Bénédicte était professeur de lettres, une femme romantique mais prisonnière d'un mariage malheureux, avec un homme vicieux et manipulateur.
Un jour, prise d'une impulsion subite, elle s'inscrit sur un site de rencontres, et échange avec Christian.
Elle le rencontre quelques jours plus tard, et passe avec lui la plus belle journée de sa vie, faite de complicité, de sensualité retrouvée, de compréhension et de tendresse.
De retour auprès de son mari et de ses enfants, Jean-François, l'époux pervers, l'accuse d'avoir manqué à ses devoirs d'épouse et de mère, et la harcèle de manière odieuse pendant des mois pour connaître la vérité sur son agenda de cette journée.
Lorsqu'elle lui avoue la vérité, les choses empirent, la maltraitance ne disparaît pas, bien au contraire.
Les liens se coupent entre Eric, l'écrivain, et Bénédicte.
Lorsqu'il cherche à la recontacter, quelques années plus tard, il apprend qu'elle est décédée. Il fait alors la connaissance de sa soeur jumelle, dont il ignorait l'existence, et qui lui révèle que Bénédicte avait eu un premier cancer, puis à l'issue d'une période de rémission, un deuxième cancer qui avait eu raison d'elle. Eric avait rencontré Bénédicte au cours de cette période tout en ignorant sa maladie.
Marie-Claire, la soeur, raconte alors à Eric la dernière année éprouvante de sa soeur, le comportement abject de son mari qui laissait sa femme malade dans une maison sans chauffage en hiver, par souci d'économie, qui refusait de lui laisser le moindre espace lors de ses derniers jours, et a empoisonné chaque jour de son existence au cours de ses derniers mois. Ses enfants, ingrats et prenant le parti de leur père, ne valaient guère mieux.
Ainsi s'achève l'histoire de Bénédicte, sans qu'elle n'ait pu jamais revoir Christian, au côté duquel elle a donc passé sa plus belle journée.

J'ai été très déçue par ce livre.
J'avais entendu parler du parallèle avec Emma Bovary, cela sans doute m'a conduite sur une mauvaise voie, en créant des attentes qui n'ont pas été satisfaites.
Certes, le style est agréable, l'écriture est belle, parfois poétique.
Mais les personnages sont d'un manichéisme redoutable. Il est facile de dépeindre un bon personnage de méchant, et c'est résolument ce que fait ici l'auteur : il dépeint un personnage de "gentil", celui de Bénédicte, dont l'adultère est tellement justifié en amont par la peinture de sa situation, qu'aucun lecteur ne pourrait la condamner pour cela, une femme intelligente, jolie, sensible, gentille, et pour couronner le tout, malade et dévouée; il dépeint en contrepoint un personnage de "méchant", qui n'a, finalement, aucune circonstance atténuante : c'est un salaud, et comme tout le monde adore détester les salauds et aimer les gentils, c'est beaucoup trop facile à mon goût.
Je serais déçue si ce livre recevait le Goncourt...

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Auteur    Message
Swann




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Posté: Dim 22 Jan 2017 17:25
MessageSujet du message:
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« BlueSyrinx » a écrit:
Mais les personnages sont d'un manichéisme redoutable. Il est facile de dépeindre un bon personnage de méchant, et c'est résolument ce que fait ici l'auteur : il dépeint un personnage de "gentil", celui de Bénédicte, dont l'adultère est tellement justifié en amont par la peinture de sa situation, qu'aucun lecteur ne pourrait la condamner pour cela, une femme intelligente, jolie, sensible, gentille, et pour couronner le tout, malade et dévouée; il dépeint en contrepoint un personnage de "méchant", qui n'a, finalement, aucune circonstance atténuante : c'est un salaud, et comme tout le monde adore détester les salauds et aimer les gentils, c'est beaucoup trop facile à mon goût.

Certes, Dostoïevski est passé par là, mais il arrive, même dans la vie, même depuis que la justice a glissé de l'égalité à l'égalitarisme dans le traitement des affaires familiales, qu'il y ait quelqu'un, dans un couple dysfonctionnel, qui ait tort, en tout cas, du strict point de vue de la loi (Si son mari lui en veut de son adultère, le divorce est là pour l'éloigner de ses yeux, mais lui interdire d'allumer le chauffage alors qu'elle grelotte sous chimiothérapie et en phase terminale, c'est comportement digne d'un salaud ou d'un tendre mari dépité ?).
Quant à moi, je suis loin d'avoir été convaincue du caractère angélique de l'héroïne, tout simplement parce que l'auteur souligne sa faiblesse, son jusqu'au-boutisme inexplicable, suicidaire, son incapacité à vivre dans la réalité, jusqu'à sa responsabilité dans le choix d'un homme qui n'était pas fait pour elle... De ce fait, je ne vois pas de manichéisme dans ce récit.
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