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Les notes de lectures recherchées

15 livres correspondent à cette oeuvre.

Il y a actuellement 4 notes de lecture correspondant à cette oeuvre (voir ci-dessous).

Notation moyenne de ce livre : (8 livres correspondant à cette oeuvre ont été notés)

Mots-clés associés à cette oeuvre : 1989, chirurgie, ecrivain, etats-unis, fantastique, fantome, gemellite, horreur, litterature americaine, pocket, roman, schizophrenie, terreur

Auteur    Message
C-Maupin



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 06 Mai 2006
Messages: 1917

Posté: Lun 28 Aoû 2017 16:08
MessageSujet du message:
Commentaires : 2 >>

Quelle déception, après ces critiques qui m'avaient mis l'eau à la bouche !
Je n'ai trouvé aucun intérêt à ce très long roman, je l'ai trouvé trop prévisible, je me suis ennuyée la plupart du temps et j'ai persévéré en me disant qu'il allait sûrement y avoir quelque chose suscitant l'engouement de ses lecteurs. Eh bien pour moi rien, bien au contraire, il ne m'en reste qu'un profond dégoût pour les scènes sanglantes décrites avec bien trop de détails, ainsi que l'aspect de Stark en décomposition.
J'ai eu le tort de ne ps en parler à Gérard avant de le lire : il l'a lu, sans beaucoup l'apprécier, et aurait pu m'annoncer que je ne l'aimerais pas.
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Auteur    Message
Swann



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 19 Juin 2006
Messages: 2266

Posté: Jeu 20 Juil 2017 16:49
MessageSujet du message:
Commentaires : 1 >>

Le pseudonyme d'un écrivain semble être à l'origine de meurtres dans le Maine... Le shériff en charge du dossier est complètement stupéfait : tout concorde, sauf que c'est impossible.
Stephen King signe là une très belle métaphore du métier d'écrivain, son côté Dr Jekyll.
Des longueurs sous prétexte de suspense, mais pourquoi pas, le roman n'aurait peut-être pas gagné à être plus expéditif.
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[La part des ténèbres | Stephen King]
Auteur    Message
ingannmic



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 22 Aoû 2008
Messages: 737
Localisation: Mérignac

Posté: Mer 18 Jan 2012 9:25
MessageSujet du message: [La part des ténèbres | Stephen King]
Commentaires : 3 >>

Quand je vois certains adolescents frissonner à la lecture de "Twilight", cela me fait doucement rigoler...
Non pas que je veuille me la jouer "vieille lectrice aguerrie qui va vous en remontrer" (d'abord, je ne suis pas si vieille...), mais tout de même : vous, les lecteurs de, disons... 30 à 45 ans, qui êtes amateurs de littérature "fantastique", souvenez-vous...
Lorsque nous étions adolescents, hormis les fameuses bibliothèques rose et verte, l'offre en matière de littérature jeunesse ne pullulait pas vraiment, et c'est tant mieux ! Pourquoi aller chercher d'éventuels ouvrages adaptés à tel ou tel âge alors que que la littérature "tout court" vous propose déjà une offre plus que substantielle ?
C'est comme au restaurant : je n'ai jamais compris ce besoin de proposer des menus spécifiques aux enfants (dont le choix se limite en général à des nuggets bourrés d'huile hydrogénée ou un steak sorti d'une vache qui n'a peut-être jamais mangé d'herbe de sa vie, avec comme accompagnement frites ou... frites) qui revient à considérer qu'ils ne mangent pas comme nous (alors qu'il suffit d'ajuster la quantité)!
Mais je crois que je m'égare... Ce que je veux dire, c'est que je trouve dommage d'offrir aux jeunes une littérature fantastique qui leur est soi-disant dédiée, et qui, sous prétexte que cette catégorie de lecteurs serait plus impressionnable, est parfois édulcorée, au risque de les faire passer à côté des vrais chefs-d’œuvre de la littérature fantastique que sont, entre autres, les nouvelles d'Edgar Poe, de Guy de Maupassant, ou encore certains romans de Stephen King.
Et on pourrait transposer le même débat à la littérature en général...

J'ai personnellement découvert Stephen King à l'âge de 14 ans avec "Carrie". Et bien, moi qui suis incapable de vous donner le nom des personnages principaux de certains ouvrages lus l'année dernière, je me souviens avec une effrayante précision de plusieurs scènes de ce roman, et pas forcément des plus importantes !
A la suite de cette première expérience, j'ai littéralement dévoré tous les titres de l'auteur qui me tombaient sous la main, pour finir par, un jour, me lasser, n'étant pas toujours sûre d'y trouver mon compte ; il faut bien avouer en effet que l'auteur de l'inoubliable "Shining" n'a pas écrit que des merveilles.
Il n'empêche : c'était l'un des rares auteurs capable de me faire vérifier le dessous de mon lit et l'intérieur de mes placards avant de me coucher (maintenant que j'ai grandi, je me contente de vérifier que j'ai bien verrouillé ma porte) !

"La part des ténèbres", écrit en 1989 (et publié en France en 1990) est l'un des titres qui, à l'époque, a échappé à cette frénésie.
Stephen King y explore (comme dans nombre de ses autres romans, tels Shining, Sac d'os, ou encore Histoire de Lisey) le mystère des sources de l'inspiration littéraire, et le malaise que peuvent faire naître chez l'écrivain ses interrogations quant aux véritables raisons de sa célébrité. Est-ce le contenu de son œuvre qui intéresse le public, ou bien ce dernier n'est-il séduit que par la renommée de l'auteur, ou, pire, par le parfum de mystère qui, éventuellement, entoure sa vie privée ?

Thaddeus Beaumont, héros de "La part des ténèbres", est lui-même écrivain (ça tombe bien !). Ses deux premiers romans lui ont valu un succès d'estime, mais ce sont ceux qu'il a écrit sous le pseudonyme de George Stark qui lui ont apporté célébrité et royalties.
Contraint de dévoiler la véritable identité de Stark, il simule pour un magazine people l'enterrement de ce dernier. Mais son obscur alter ego n'entend pas se laisser anéantir aussi facilement...

L'une des forces des romans de Stephen King, c'est de nous persuader que la bête, le monstre, l'incarnation du mal absolu, ne sont pas des entités indépendantes, mais sont tapies en nous. Et c'est bien ce qui les rend si angoissants !
Dès le début de "La part des ténèbres", on subodore que le héros lui-même a compris qui est le meurtrier, même si cela paraît complètement insensé (mais les indices sont parlants). Il ne lui reste plus qu'à se l'avouer consciemment... Quant au lecteur, il attend et craint à la fois la confrontation qui ne pourra qu'être terrible, troublante, et ce avec d'autant plus de tension que Stephen King est tout de même, ne l'oublions pas, un maître dans l'art du suspense ! Il est capable de vous tenir en haleine par le pouvoir de simples suggestions, de vous faire blêmir d'angoisse à l'évocation de quelques moineaux a priori inoffensifs...

Je ne vous en dit pas plus : si, comme moi, vous avez laissé passer "La part des ténèbres", comblez vite cette lacune.
Et vous, jeunes gens en quête d'émotions fortes, laissez tomber Stephanie Meyer, et lisez LE King !


BOOK'ING
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[La Part des ténèbres | Stephen King]
Auteur    Message
Gaël



Sexe: Sexe: Masculin
Inscrit le: 14 Avr 2008
Messages: 44
Localisation: Brest

Posté: Mar 15 Avr 2008 0:07
MessageSujet du message: [La Part des ténèbres | Stephen King]
Commentaires : 0 >>

Si vous décidiez d'écrire un livre, choisiriez-vous de le faire sous un pseudonyme? Après tout, il y a de nombreux avantages à devenir un auteur masqué. Pas de harcèlement dans la rue (si tant est que vous soyez un auteur à succès), liberté totale de ton et de sujet qui ne se cognera pas à la censure de vos proches, sensation grisante de berner tout le monde... Et pourtant, sans prévenir, votre gardien de l'anonymat peut se révéler plus présent que vous ne le pensiez, surtout si vous avez l'intention de revenir à votre identité première. C'est une conséquence fâcheuse que n'avait pas anticipée Thad Beaumont, le héros de ce roman, mais également Stephen King lui-même. Car il est évident que ce roman est intervenu dans la carrière de maître de l'horreur après que celui-ci a pris la décision de dire adieu à son pseudonyme Richard Bachman, auteur de Rage, Marche ou crève ou encore Running Man. King, à son habitude, utilise la littérature de genre pour traduire ses propres angoisses et les matérialiser pour mieux les combattre. Ici le pseudonyme du protagoniste prend corps alors que notre écrivain a décidé de l'enterrer une bonne fois pour toute et de se tourner vers une littérature plus "généraliste", et décide de se venger en prenant la place de son auteur. Dans son style imparable, Stephen King nous entraîne dans un tourbillon qui nous happe de plus en plus violemment, cernés que nous sommes, lecteurs, par l'angoisse et les moineaux. Ces oiseaux qui sont à la fois annonciateurs de mort, mais aussi symbole de la lutte de pouvoir entre notre écrivain et son double. D'ailleurs, je défie quiconque aura lu ce livre de rester de marbre face à un ziozio qui vous reluque du haut d'une branche. Il faut bien un mois pour se persuader que les moineaux, dans la vie, c'est inoffensif (quoique pour certains,Stephen_King j'ai encore des doutes...). D'ailleurs cette utilisation des moineaux en masses compactes et silencieuses, présence menaçante ou bienveillante qui donne la chair de poule, est un cri d'amour à l'un des maîtres de Stephen King : Alfred Hitchcock. Il est évident que notre écrivain ne pouvait que rendre hommage, un jour ou l'autre, au Maître du suspense. Si la référence la plus probante est celle des Oiseaux, King rejoint également Hitch dans la construction de l'intrigue elle-même. Thad Beaumont se retrouve accusé de crimes qu'il n'a pas commis, et va devoir agir seul pour prouver son innocence. Soit le schéma préféré de Sir Alfred, qu'il a décliné dans une bonne moitié de son oeuvre. Et on peut dire que l'élève est à la hauteur de son maître : récit concis des meurtres, course-poursuite a crescendo, seconds rôles cocasses, représentation séduisante du mal... Le petit Stevie a bien appris sa leçon, et mérite même les éloges du jury. Curieux que Brian De Palma ne se soit pas jeter sur l'adaptation de ce roman...
Derrière le thriller et le roman d'épouvante se cachent les interrogations d'un écrivain. Car incarner un pseudonyme n'est pas seulement un procédé original qui permet à Stephen King d'effrayer les foules. C'est surtout l'indice de nombreuses angoisses quant au métier d'écrivain, et particulièrement à son statut à lui. Pour comprendre les enjeux de ce livre, il est peut-être bon de rappeler les circonstances qui ont amené notre auteur à créer Richard Bachman en 1977. Après le succès colossal de son premier roman Carrie, puis du suivant Salem, King se demande si ses livres se vendent sur son nom ou grâce à la qualité de leur contenu. Le constat est amer quand il découvre que les oeuvres de Bachman se rétament au box-office. Un étudiant découvre la supercherie en 1985, et King avoue tout en mettant en scène l'enterrement de son double. Les romans de Bachman sont immédiatement propulsés en tête des ventes. Si les points communs entre les deux histoires sont bien sûr nombreuses et évidentes (personnage du jeune qui découvre le pot aux roses, enterrement factice du faux auteur...), la relation entre Thad Beaumont et George Stark n'est pourtant pas la même qu'entre Stephen King et Richard Bachman. Dans le roman, Thad Beaumont prend un énorme risque à tuer son pseudo car c'est sous ce nom qu'il a du succès et qu'il est reconnu. Stephen King est amené à évoquer un autre thème : un auteur doit-il rester dans un registre ou a-t-il le droit de se diversifier? C'est également une question que l'auteur a été obligé de se poser lorsqu'il a décidé d'écrire des romans non-fantastiques. En concentrant dans La Part des ténèbres plusieurs thèmes liés à son statut d'auteur, Stephen King écrit un roman SUR le métier d'écrivain, bien plus intéressant et profond dans son analyse que son essai Ecriture : Mémoires d'un métier. Toutes les angoisses de l'écrivain y sont réunies : l'identité littéraire, le succès, mais aussi le comportement des admirateurs, car George Stark peut être vu sous l'angle d'un fan déséquilibré qui aurait récupéré l'identité enterrée du pseudonyme.
Je n'ai pas lu assez de livres de Stephen King pour annoncer assurément que c'est son meilleur. La Part des ténèbres a pour lui, cependant, de cristalliser tout ce que j'aime et qui m'intéresse chez cet auteur. Les fans de la terreur seront captivés, les amateurs de réflexion seront servis. Ce livre est en tout cas la preuve que Stephen King ne peut plus être considéré comme un "simple auteur de genre".
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